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Famille vert

Comment faire du vert émeraude en peinture

Le vert émeraude est un vert profond et intense, légèrement bleuté, comme la pierre qui lui donne son nom.

Le vert émeraude s’obtient le plus sûrement avec un pigment vert froid en tube, viridian ou vert de phtalocyanine, que l’on réchauffe d’une pointe de jaune ; sans vert en tube, un bleu de phtalocyanine et un jaune citron donnent une base à approfondir. On n’éclaircit pas au blanc, qui le transforme en vert d’eau, et on évite le noir, qui l’éteint. Tout dépend des marques et du support : petites touches, échantillon sec, puis décision.

  1. #E0ECE6
  2. #A2C6B5
  3. #63A086
  4. #0F7B5A
  5. #1C6047
  6. #1F4535
  7. #1C2D24
HEX
#0F7B5A
RGB
rgb(15, 123, 90)
HSL
hsl(162, 78 %, 27 %)
Contraste
sur blanc 5,24 : 1, sur anthracite 3,37 : 1

Valeur de référence numérique Artisanat Web (écran sRGB), pas une formule de peinture. Le bandeau montre des déclinaisons calculées à l’écran.

Sommaire 6 parties

Ce qui fait un vert émeraude

Sur le cercle chromatique, notre valeur de référence se place dans les verts froids, déjà engagés vers le bleu, avec une saturation forte et une clarté basse. C’est un vert dense et profond, jamais jaune.

Son voisin direct, le vert jade, a presque la même teinte mais il est plus clair et plus éclatant. Si l’on pousse l’émeraude vers le bleu, on rejoint le bleu-vert. Éclairci au blanc, il perd sa profondeur et devient un vert d’eau ou un vert menthe.

Deux pigments, un même nom

En français, « vert émeraude » est aussi le nom d’un pigment, le viridian : un oxyde de chrome hydraté (PG18), préparé à Paris par Pannetier vers 1838 et breveté par Guignet en 1859, d’où son autre nom de vert Guignet. Sa grande stabilité chimique et sa permanence en ont fait un vert de référence.

Attention au faux ami : l’anglais emerald green désigne un tout autre pigment, le vert de Paris ou vert de Schweinfurt, un acéto-arsénite de cuivre découvert en 1814 par des fabricants de couleurs de Schweinfurt. Très toxique, il a pourtant servi, notamment pour des papiers peints, jusque vers 1960. Il n’a plus sa place dans un atelier.

Le vert de phtalocyanine (PG7 ou PG36), pigment de synthèse du XXe siècle, offre aujourd’hui une alternative plus intense. Comme le bleu de la même famille, il a un pouvoir colorant considérable et domine vite un mélange.

Pistes de mélange à tester

Commencez par de petites quantités et mélangez à fond. Peignez un échantillon sur le support réel, laissez-le sécher, observez-le de jour.

Avec un viridian en tube

  1. Partez du viridian pur : sa teinte est déjà proche de l’émeraude.
  2. S’il vous semble trop bleu, ajoutez une pointe de jaune citron.
  3. Pour plus d’intensité, ajoutez une trace de vert de phtalocyanine.
  4. Le viridian est assez transparent : pour un aplat couvrant, prévoyez plusieurs couches ou une sous-couche adaptée.

Avec un vert de phtalocyanine

  1. Partez du vert phtalo, très puissant et légèrement bleuté.
  2. Réchauffez-le d’une infime touche de jaune.
  3. S’il est trop électrique, éteignez-le d’une trace de rouge, sa complémentaire, ou de terre d’ombre.

Sans vert en tube : bleu et jaune

  1. Partez d’un jaune citron, plus froid, et ajoutez le bleu de phtalocyanine à toutes petites touches.
  2. Quand le vert est franc, continuez à ajouter du bleu jusqu’à obtenir la profondeur voulue.
  3. Avec un outremer à la place du phtalo, le vert sera plus terne et moins froid.

Pour un mur entier, faites teinter une base chez un revendeur à partir d’un nuancier ; ces pistes vous aideront à choisir et à corriger.

Corriger la teinte

  • Trop bleu : une pointe de jaune citron.
  • Trop jaune, il tourne au vert prairie : un peu de bleu ou de vert phtalo.
  • Trop vif : une trace de rouge ou de terre d’ombre.
  • Trop terne : du vert pur, sans blanc.
  • Trop foncé : un vert plus clair de la même famille ; le blanc le rend laiteux.

Le mélangeur de couleurs illustre chaque étape et chaque correction ; le Color Lab permet de composer les accords et d’en vérifier les contrastes.

Où l’utiliser dans une pièce

Profond et élégant, le vert émeraude habille une bibliothèque, une salle à manger, un salon du soir, une cuisine aux façades peintes ou une salle de bains. Il aime le velours, le laiton, le marbre blanc, le noyer et le cuir.

Dans une pièce orientée au nord, sa profondeur peut assombrir l’espace : réservez-le à un mur ou à un meuble. Au sud, il prend un éclat de pierre précieuse. Sur de petites surfaces (porte, plinthes, cadre), il structure un intérieur clair.

L’accord le plus net est complémentaire : un rose, à l’opposé de l’émeraude sur le cercle, adouci ici par un blanc.

Accord complémentaire : vert émeraude, rose et blanc
  • Vert émeraude #0F7B5A
  • Rose #DE9AA3
  • Blanc #F4F1EA

Tous les verts sont réunis dans le pilier vert.

Questions fréquentes

Vert émeraude et viridian, est-ce la même chose ?

Le viridian (PG18) porte en français le nom de vert émeraude. Un tube ainsi nommé peut toutefois contenir un autre pigment ou un mélange : la composition indiquée sur l’étiquette fait foi.

Le vert émeraude est-il toxique ?

Le viridian n’est pas le vert à l’arsenic du XIXe siècle. Ce dernier, appelé emerald green en anglais, était très toxique et n’est plus utilisé. Pour toute peinture, la fiche de données de sécurité du produit fait foi.

Quelle différence entre vert émeraude et vert jade ?

Leur teinte est voisine, mais le vert jade est plus clair et plus éclatant. L’émeraude est plus sombre et plus profond.

Quel est le code couleur du vert émeraude ?

La valeur de référence d’Artisanat Web est #0F7B5A. C’est une couleur d’écran, pas une recette de peinture.

Sources consultées

  1. Viridian - ColourLex colourlex.com
  2. Vert de Paris — Wikipédia fr.wikipedia.org
  3. Copper phthalocyanine - Wikipedia en.wikipedia.org

Nuances voisines

De la même famille d’abord, puis les plus proches à l’œil (écart calculé en OKLab).